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Poste de livraison haute tension à l’heure bleue, pylônes et isolateurs

EMS, BESS et marchés

Une batterie qui décide toute seule

Un système de stockage ne vaut que par ce qu’il décide. Cette page dit ce que la supervision arbitre, ce qui rémunère cet arbitrage, et ce qui conditionne chaque euro. Sans en annoncer un seul.

Le vocabulaire, une fois pour toutes

BESS, EMS : l’armoire et sa tête

Le BESS,Battery Energy Storage System, est le système complet : les cellules, la conversion, le refroidissement, la sécurité. C’est ce que Stellabox livre, sous le nom de Mercury. L’EMS, Energy Management System, est la supervision qui décide quand charger et quand restituer. Sur les Mercury, elle est dans la même armoire : il n’y a pas de coffret à ajouter, pas d’intégrateur à faire venir pour relier les deux.

C’est cette supervision qui écrête, qui arbitre et qui bascule, et c’est elle qui rend le site pilotable par un agrégateur. Une batterie sans EMS n’est qu’une réserve : c’est la décision qui produit la valeur.

Le Mercury 418 embarque une gestion prédictive compatible avec l’agrégation. Donnée constructeur CESC.

Ce que la supervision fait, seconde après seconde

La boucle de décision

Cinq temps qui tournent en continu. Une consigne n’est pas posée le matin pour la journée : elle est recalculée à mesure que la consommation, la production et les prix se précisent.

01Mesurer02Prévoir03Décider04Agir05ContrôlerEn continuEMS
  1. 01

    Mesurer

    La puissance appelée par le site, la production, l’état de charge des armoires.

  2. 02

    Prévoir

    La consommation des heures qui viennent, la production attendue, les prix annoncés.

  3. 03

    Décider

    Charger, tenir, restituer. La consigne est recalculée en continu, pas une fois par jour.

  4. 04

    Agir

    La conversion applique la consigne, dans les limites de puissance et de température de l’armoire.

  5. 05

    Contrôler

    L’écart entre la consigne et le réel est mesuré, et corrige la décision suivante.

Le trading, sans le folklore

Ce qui rémunère une batterie

Une même armoire peut servir plusieurs usages, qui s’empilent. Les sites du secteur annoncent ici des pourcentages de gain et des durées de retour. Nous n’avons pas ces chiffres pour les Mercury, et un acheteur industriel les reprend dans son calcul : nous ne les écrirons donc pas.

Ce que nous pouvons dire, et qui vaut mieux qu’un chiffre invérifiable : de quoi chaque couche dépend, et qui détient la réponse. La base de la pile se lit sur votre facture. Le sommet demande un pays, un agrégateur et une qualification.

  1. Vendre de la flexibilité

    Selon le pays et l’agrégateur

    Le site s’engage à monter ou à baisser sa puissance sur demande, et cet engagement est rémunéré.

    Ce que ça exige
    Une qualification auprès du gestionnaire de réseau, et un agrégateur qui porte l’engagement.
    Qui détient la réponse
    Le gestionnaire de réseau du pays, et les règles du mécanisme visé.
  2. Arbitrer sur le marché

    Selon le pays et l’agrégateur

    La supervision achète l’énergie quand elle est basse et la restitue quand elle est haute, sur les prix de gros.

    Ce que ça exige
    Un accès au marché, par un fournisseur qui le propose ou par un agrégateur.
    Qui détient la réponse
    Votre fournisseur, ou l’agrégateur auquel le site est rattaché.
  3. Décaler dans la journée

    Selon votre contrat

    Charger pendant les heures basses du tarif, restituer pendant les heures hautes.

    Ce que ça exige
    Un tarif dont le prix change au fil de la journée ou de la saison.
    Qui détient la réponse
    Votre fournisseur d’électricité.
  4. Consommer sa production

    Lisible sur votre facture

    Le surplus photovoltaïque de la mi-journée est stocké, puis restitué quand le site consomme.

    Ce que ça exige
    Une production sur site, et un écart entre l’heure où elle arrive et l’heure où le site l’utilise.
    Qui détient la réponse
    Votre installation photovoltaïque et votre courbe de charge.
  5. Éviter la pointe

    Lisible sur votre facture

    La batterie couvre le dépassement de puissance à la place du réseau. Le compteur ne voit qu’une consommation lissée.

    Ce que ça exige
    Un contrat qui facture la puissance souscrite, le dépassement ou la pointe.
    Qui détient la réponse
    Votre contrat de fourniture et votre gestionnaire de réseau.

Ces couches ne s’additionnent pas librement. Une même heure ne se vend pas deux fois, et un engagement de flexibilité immobilise une part de la capacité, qui n’est alors disponible pour rien d’autre. C’est l’arbitrage que fait la supervision, et c’est ce qui se chiffre au devis, sur votre courbe de charge et votre contrat.

Pays par pays

Les familles de mécanismes

Les noms changent d’un pays à l’autre, les familles non. Voici ce qu’il faut chercher dans votre contrat et auprès de votre gestionnaire de réseau.

Tarification de la puissance
La facture porte une part qui dépend de la puissance appelée, pas seulement de l’énergie consommée.
Rien de plus que le contrat en cours. C’est le mécanisme le plus simple à vérifier.
Prix horaires et saisonniers
Le prix de l’énergie change selon l’heure, le jour ou la saison.
Un contrat qui expose ces écarts, et une courbe de charge qui permet de les jouer.
Marché de gros
L’énergie s’achète et se revend la veille pour le lendemain, puis en cours de journée.
Un fournisseur qui répercute ces prix, ou un agrégateur qui porte les positions.
Réserves de fréquence
Le gestionnaire de réseau rémunère une capacité tenue à disposition pour stabiliser la fréquence.
Une qualification technique, un temps de réponse contrôlé, et une capacité immobilisée.
Effacement et flexibilité locale
Le site s’engage à réduire sa consommation sur signal, sur des périodes annoncées.
Un agrégateur, un contrat d’engagement, et un comptage conforme aux règles du pays.
Mécanisme de capacité
Une capacité disponible aux heures de tension du système est rémunérée.
Une certification, et des règles qui varient fortement d’un pays à l’autre.

Familles de mécanismes constatées sur les marchés européens. Leur ouverture au stockage sur site, leurs règles et leurs seuils dépendent du pays, parfois de la région. Stellabox livre l’équipement et sa supervision : l’accès à un mécanisme se vérifie auprès de votre fournisseur, de votre agrégateur et de votre gestionnaire de réseau.

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Familles de mécanismes qui rémunèrent un stockage sur site.

Leurs noms changent d’un pays à l’autre, les familles non. Aucune n’est ouverte partout : l’accès se vérifie auprès de votre fournisseur et de votre gestionnaire de réseau.

Constaté sur les marchés européens

Cour de site industriel à l’heure bleue, marquage au sol usé, asphalte mouillé

Le compteur ne voit qu’un chiffre. Ce qui le fait monter se joue ici.

Avant de signer quoi que ce soit

Les six pièces à réunir

  1. 01

    Votre courbe de charge

    Les relevés de puissance au pas de dix minutes ou d’un quart d’heure, sur une année complète. Sans elle, aucun dimensionnement n’est sérieux.

  2. 02

    Votre contrat de fourniture

    La structure exacte du prix : part puissance, part énergie, plages horaires, pénalités de dépassement.

  3. 03

    Le règlement du pays

    Les mécanismes ouverts au stockage sur site, et les conditions d’accès. Ils diffèrent d’un pays à l’autre, parfois d’une région à l’autre.

  4. 04

    Votre raccordement

    La puissance de raccordement disponible, et ce que le gestionnaire de réseau exige pour y adjoindre du stockage.

  5. 05

    Votre agrégateur, s’il y en a un

    Les mécanismes qu’il opère réellement dans votre pays, et la part de capacité qu’il immobilise.

  6. 06

    Votre horizon

    La durée sur laquelle le site restera en exploitation, et les évolutions de consommation déjà décidées.

Envoyez votre courbe de charge et la structure de votre contrat : le dimensionnement et les couches réellement accessibles chez vous se chiffrent là-dessus.